Press Clipping
02/03/2020
Article
L’exil, l’apartheid, une fillette et le jazz, une histoire racontée par Meridian 71

« Nomvula (Mother of Rain) », le titre qui ouvre d’une très belle manière Metropolitan Sketches, le dernier album de Meridian 71, c’est l’histoire d’une petite fille, qui a 12 ans et se retrouve seule… seule sans famille, et même sans pays. C’est l’histoire vraie d’une amie personnelle de Giuseppe Paradiso — c’est pas mal ça comme nom, Giuseppe Paradiso ! — le batteur et percussionniste qui se cache derrière l’aventure Meridian 71, une fillette qui a fui son pays, qui a fui les lois abjectes de son pays, l’Afrique du Sud, celle de Vervoerd et de Botha, celle du Broederbond et de l’apartheid, et qui s’est retrouvé seule avec son bagage à Boston, une ville qui se trouve… sous le méridien numéro… 71 !

Mais, pour raconter son histoire, plutôt que de convoquer la plume d’un écrivain, ou la lentille d’une caméra, Giuseppe Paradiso a choisi une autre langue. Une langue qui raconte d’un trait de saxophone, qui dessine autour du pointillé d’une batterie qui virevolte, qui rapporte un piano bavard, qui tangue le long des pistons d’une trompette, une langue qui dit aussi bien qu’avec des mots, qui narre les rythmes et les soubresauts, qui esquisse et qui dit les notes et la cadence… une langue de musique, le jazz !

L’histoire de cette fillette, l’histoire de Nomvula si joliment raconté par Paradiso et ses acolytes du Meridian 71, c’est en fait le point de départ d’un carnet de croquis musicaux condensé en un album, Metropolitan Sketches, qui vient de sortir, et qui mérite, plus qu’amplement, une écoute et une étude approfondie ! On y découvre des histoires de Boston et d’ailleurs, des histoires de méridiens et d’ellipses, et de la belle musique, du jazz !